Le mal-être des professionnels de crèche

Source photo : http://www.astucesbeaute.net/

Retrouvez cet article publié dans la revue Infocrèche Pro.

Rendez-vous au colloque ZO & KI du 28 janvier 2015 consacré au bien-être des professionnels de la petite enfance. J’y animerai une conférence sur la souffrance psychologique des professionnels, avant d’assurer la modération ds échanges de cette journée.

Dévalorisation de leur travail, pressurisation des équipes, budgétisation des tout-petits… Multiples sont les difficultés auxquelles se heurtent les professionnels des crèches. Pris dans une volonté initiale d’accompagner l’être humain dans ses premiers pas, l’accès au terrain peut être le fruit de désillusions.

Bien souvent, quand on aborde les problématiques des crèches, on évoque le bien-être des enfants, leurs difficultés de sommeil, d’adaptation, mais aussi le ressenti des parents, leurs contrariétés, leur peine à se séparer de leur tout-petit. Quant à la souffrance des professionnels, nous l’abordons rarement, voire jamais. Ces acteurs sont pourtant centraux, dans le sens où l’épanouissement des enfants est inévitablement tributaire de celui de ces femmes et de ces hommes qui les accueillent au quotidien. Tout le stress, la frustration et l’amertume, mais aussi la joie, le plaisir et l’enthousiasme qui peuvent animer ces professionnels de l’ombre influencent immanquablement la sérénité de ces enfants. Tels de véritables sismographes, ces derniers absorbent chacune de leurs émotions. Même si les mots adressés aux tout-petits sont rigoureusement sélectionnés, toute la sphère du langage infraverbal et non verbal, représentant 70% de la communication, traduisent cet éventuel malaise. « Les équipes de crèches sont souvent dans la plainte et la revendication, signes d’une souffrance professionnelle latente. Sans parler de leurs douleurs corporelles multiples et variées. Elles en ont plein le dos, dans tous les sens du terme ! » témoigne Sophie, directrice d’une crèche collective.

Des pros pas comme les autres

Si nous évoquons si peu le mal-être des professionnels c’est sans doute parce que justement ils sont professionnels, et que, de par leur posture, ils se doivent, et sont capables, de tout encaisser. Après tout, c’est leur métier. Ils l’ont choisi se dit-on. Oui, sauf qu’on oublie qu’accueillir des enfants en bas âge, ce n’est pas comme gérer un système informatique ou un stock de marchandises. Les petits êtres dont ils s’occupent quotidiennement, avec tout le professionnalisme du monde, leur renvoient des éléments très personnels, de l’ordre du confidentiel, de l’indicible, de leur propre enfance. L’intime s’immisce dans l’exercice de leur fonction, pour le meilleur, comme pour le pire. Une proximité naturelle émerge alors entre ces adultes, humains avant tout, et ces personnes en devenir. « Soyez professionnels ! », « Gardez de la distance ! », « Contrôlez vos émotions ! » leur lance-t-on régulièrement. Certains sont jugés comme trop proches de ces baroudeurs en couche-culotte, d’autres au contraire comme trop distants. La bonne distance ? Difficile de bien la cerner.

En manque de valorisation sociétale ?

Quel que soit le métier que l’on exerce, deux éléments influencent largement notre degré de tolérance à notre frustration professionnelle et notre motivation à accomplir les missions qui nous ont été confiées : la valorisation sociétale de notre métier et/ou le montant de notre rémunération. Deux points faibles du secteur de la petite enfance qui peuvent affecter ceux qui y œuvrent. Si être professionnel de crèche est actuellement peu valorisant, et peu valorisé, c’est sans doute parce que ce métier est encore méconnu et victime d’idées reçues. Bon nombre ignorent le travail accompli par ces acteurs, qu’ils estiment n’être que de simples « gardiennes d’enfants ». Si leurs missions se sont largement enrichies avec le temps, les représentations de leur profession ont quant à elles un brin stagné. Comme si elles s’étaient figées à des croyances d’antan, où le petit être humain n’était autre qu’un tube digestif qu’il suffisait de nourrir et dont il fallait changer la couche pour qu’il grandisse en bonne et due forme. Tout l’aspect pédagogique et éveil de l’enfant, pourtant fort médiatisé, semble peu présent dans l’inconscient collectif. Et les idées en la matière sévissent : « S’occuper d’enfants ne doit pas nécessiter de formations bien poussées. Un bon instinct maternel, un peu d’autorité et le tour est joué », « J’échangerais volontiers mon poste stressant au bureau contre celui d’un professionnel de crèche »… Dans certains cas, les gestionnaires des crèches publiques et privées eux-mêmes méconnaissent le travail de ces pros sur le terrain. La richesse de leur profession gagnerait donc à être connue. Et reconnue. Car oui, qu’on se le dise, ce métier est difficile. Alors que les évolutions de carrière restent minces : « J’ai rencontré quelques professionnelles démotivées, qui hantaient les sections d’année en année. Quand je leur dis qu’il serait temps de penser à autre chose, que la réorientation est envisageable, et que je peux les aider, elles me répondent d’un air las qu’elles ne savent rien faire d’autre… Mais c’est faux ! Les multiples compétences qu’elles ont acquises sont transférables à d’autres métiers ! » témoigne Marie, directrice d’une crèche collective.

Elargir l’offre d’accueil, à moindre coût

Nombre d’entre eux se sont lancés dans cette profession désireux d’accompagner, dans leurs premiers pas, ces adultes qui construiront la société de demain. Une noble mission à taille humaine, que les contraintes matérielles viennent entraver. Dans une société en crise où la demande est toujours plus grandissante, les pouvoirs publics ont pour objectif d’élargir l’offre d’accueil, à moindre coût. Dès lors, certains professionnels doivent fléchir leurs valeurs professionnelles et renoncer à quelques idéaux de pédagogie et de respect du rythme de l’enfant. « Les projets pédagogiques des crèches sont toujours très alléchants, bourrés de bonnes idées et de projets motivants. Malheureusement, la réalité est beaucoup moins belle que sur le papier. Nous ne sommes pas assez en nombre, et parfois même pas assez équipées pour mener à bien les initiatives » confie Sarah, éducatrice de jeunes enfants. Maud, auxiliaire de puériculture, renchérit : « J’ai participé à une ouverture de crèche. Quand nous sommes arrivés dans les locaux, les armoires et les salles étaient quasiment vides, alors que nous nous apprêtions à accueillir d’ici une semaine 60 enfants. Nous avons dû apporter nous-mêmes des jouets, du matériel de peinture, de la pâte à modeler ! On avait l’impression d’être laissées pour compte, comme si notre travail n’avait aucune valeur. Pourtant, je me suis accrochée car j’étais persuadée que nous pouvions, à notre niveau, accomplir de belles missions malgré les moyens du bord. Challenge relevé ! ».

Dans cette nébuleuse, il est judicieux de dynamiser leurs réflexions, de valoriser leurs multiples compétences, d’émoustiller leur motivation, et de les accompagner dans la (re)découverte des atouts inépuisables de leur métier. Pourquoi ne pas réfléchir, ensemble, à la manière dont nous pourrions concilier les valeurs humaines et les contraintes économiques de notre société ? Pourquoi ne pas faire naître des plaintes de ces professionnels de nouvelles perspectives d’adaptation et de changement ? Dès lors, toutes les élaborations de projets, collectifs et individuels, les journées pédagogiques, les formations continues et les validations des acquis de l’expérience (VAE) se révèlent précieuses. Ce qui est fantastique est que, même si tout ce que l’on vient d’évoquer est vrai, nombre de professionnels conservent la vocation, et vivent leur métier avec passion. Si bien que les sourires continueront de fleurir en section.


Une carrière de second choix ?

Selon un colloque organisé, en décembre 2011, par la Caisse Nationale des Allocations Familiales, l’univers de la petite enfance peine à être attractif. Souvent, l’orientation vers ces métiers émerge en second choix de carrière, après une rupture professionnelle, tel un congé parental ou une période de chômage, quand il ne s’agit pas d’un choix par défaut. Certains diplômés, tels que les éducateurs de jeunes enfants, les auxiliaires de puériculture et les infirmiers puériculteurs, se raréfient.

54 commentaires sur “Le mal-être des professionnels de crèche

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  1. Et en plus les enfants sont de plus en plus durs car les parents ne remplissent pas leur rôle d’éducateur, je n’ai pas travaillé en crèche, mais je connais le soucis des auxiliaires ayant ma fille qui y travaille, elle est épuisée et pas soutenue comme l’ensemble de ses collègues.

    1. Étant éducatrice, je ne peux que réagir à votre commentaire. L’une des valeurs de base de notre métier est de ne pas juger les familles. Je pense que chaque parent fait du mieux qu’il peut. Même si cela ne nous convient pas toujours, notre rôle est de s’adapter et de trouver des solutions pour que les journées soient agréables pour tout le monde. C’est une des raisons qui fait la beauté du métier d’éducatrice, lorsque l’on remarque les progrès effectués par chacun.

      Bien entendu, cela ne remet pas en cause les difficultés de notre métier, et je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’il n’est pas assez reconnu et valorisé.

      1. Il n y a pas de jugement je pense mais simplement une constatation. Votre recit sort tout droit des écrits de formation betement recité.. je vois que pour vous le principale c est le bon deroulement de la journee. Mais un enfant n arrete pas son eveil a 18h. Si les parents ne suivent pas deriere faute aux parents. Et si vous preferez dires ils font de leurs mieux, alors faute a vous. Vous ne pouvez rien dire aux parents car c est un client et le blesser c est pas profitable a une crèche. Pour synthetiser, remarquer que le juge se trompe pour pas que les avocats aient d ennuis..

      2. TOUT dépend le rôle de l’educ …… chez nous les éduc c’est bureau bureau et encore bureau ….. quasi jamais sur le terrain. Elles comprennent pas les difficultés rencontrées réellement sur le terrain

      3. eje également je suis tout à fait d’accord avec toi So, notre maître mot ACCOMPAGNER
        merci pour ton commentaire

    2. Je vous suis sur cette idée, certains (pas tous) parents se déchargent trop sur nous (prof de la pt efce) j’ai bossé en crèche, je suis nounou et je me rend compte, avec les années = nounou fera, apprendra, … tu peux pas faire ceci cela … Je tiens mes exigences : l’enfant sera lavé changer de sa nuit et aura déjeuné chez lui, les soins du matin tous fait au domicile (soins « classique » et aérosol par exemple – je ne lave pas les vêtements salis ici – pipi …) sinon on demande même le bain pour avoir plus facile le soir (ah non dsl) je fais 10h par ,jour avec les enfants, puis ménage prépa lendemain – on me demande tu ferais pas une 1 de + j’ai des courses à faire, on me demande les nuits des fêtes. NON NON j’ai aussi une famille, une enfant de 5ans, un compagnon, une vie à moi. A côté des parents difficiles ai aussi des parents géniaux ouf. L’éducation pas faite, l’enfant fait ce qu’il veut, on plie car on est crevé (si si on me le dit) je cède je suis vidée il mange devant tv et ce qu’il veux et après nounou elle doit apprendre que chez elle : repas au menu pas a la carte, recraché criser ne donne pas droit à un autre repas ou des bonbons, nounou ne mets pas la TV (je n’ai pas la TV de 1 et je ne le ferai pas suis j’en avais une). On ne dors pas sur le divan mais dans un lit, on ne dors pas balader en poussette car ai les copains aussi ….

    3. oui mais le rôle de parent est aussi de plus en plus complexes avec un tas de facteurs à prendre en compte. Je suis maman et pro en crèche. Je vois de quoi vous parler, je mentirais en disant que je le vis pas au quotidien. Mais on ne peut pas blâmer les parents pour autant. Cette difficultés des enfants à trouver des repères au quotidien est un problème bien plus complexe que juste la volonté d’éduquer des parents.

  2. Vous avez « oublié » de mentionner que ces métiers sont devenus pour beaucoup de professionnels des métiers « alimentaires » et sur le terrain je peux vous affirmer que cela se voit car ces professionnels là « gardent » très bien les enfants durant la journée en oubliant tout ce qui est pédagogique et agissent sur les enfants sans leur parler c’est quelque chose de nouveau depuis une dizaine d’années environ et cela fait beaucoup de dégâts à tous les niveaux!!!! C’est aussi pour cela que les professionnels ne se battent pas trop pour leurs conditions de travail car pour eux c’est mieux que rien,nous l’avons constaté lors des manifestations de « pas de bébés à la consigne » tous les professionnels faisaient la grève mais n’étaient pas dans la rue!!! Et avoir un groupe de huit enfants par professionnels est une aberration, il est très compliqué d’accompagner un groupe aussi important durant une journée,c’est épuisant et certains des professionnels regrettent d’avoir choisi ses métiers car sur le terrain c’est autre chose que la thérorie!!!
    Malheureusement nous n’avançons pas et je pense que les métiers de la petite enfance mute peu à peu vers des pratiques que l’on a connu dans les années 90 !!!! on garde les enfants et la CAF et les parents et les élus sont contents!!!!!!! Et les enfants dans tout ça ?

    1. cela fait 30 ans que je m occupe d enfants et je le fait avec passion et bien des personnes comme moi sont mal vue on nous demande de travailler comme des robots et je ne suis pas d accord donc de ca je subi de l harcèlement par ma chef car les parents ont plus confiance en moi qu a elle! ( j ai meme eu un appel a l ordre car je raconte la journée de l enfant m a chef et la direction m ont dit que je n étais pas payé pour raconter la journée je devais seulement dire combien de fois il avait fait caca l heure de la sieste et s il avait bien manger mais sans dire ce qu il a manger car dans le couloir il y a le menu inscrit !!!!!!! cela fait un an que je suis en arret de maladie car je n en peu plus de me battre ( les enfants me manquent 😦 )

      1. Je vous comprends tout à fait! On m’a souvent reprochée de faire de trop longues transmissions parfois, alors que certains parents sont en demande et que nous n’allons pas leur dire : « Bon sur ce au revoir! » sinon pourquoi dire que nous avons une mission d’accompagnement!

  3. ELLENA Murielle
    Je suis auxiliaire de puériculture et c’est vrai que les enfants ne sont pas ceux d’avant car les parents ne sont pas ceux d’avant. Nous ne pouvons pas penser et agir comme il y a 10 ans. Les pouvoirs publiques et les employeurs nous prennent comme des gardes chiots, comme des femmes qui se plaignent tout le temps, mais qui ne se plaint pas n’a rien, c’est bien connu. J’ai la chance d’être dans une crèche ou la directrice (eje), est à l’écoute et nous a fait découvrir la joie de faire des spectacle pour enfant. Mais il faut qu’elle se batte toujours et encore pour le minimum alors que ce n’est pas pour nous , c’est pour les enfants. La priorité n’est pas la meme pour tout le monde. Soyons positif, pensons à lhomme qui est sur son marteau piqueur toute la journée.

    1. L homme sur son marteau piqueur si il bosse mal au pire il fera un trou vous c est des vies que vous avez 8h entre les mains zero considération c est aberrant moi j admire ses femmes qui elevent l avenir

  4. Personne ne parle jamais des assistant(e) s maternelles indépendant(e)s
    nous sommes oubli(e)s et pourtant nous faisons le même métier, mais seul(e)s …….

  5. je suis très étonner de lire cette article ! je suis assistante maternelle et comme la dit une personne plus haut que je remercie nous nous sommes seule et un très gros investissement personnel avec une amplitude horaire importante pour un salaire correcte je crains que l on veuillent ns faire disparaitre pour ces crèche dit de meilleurs qualité alors arrêter de vous plaindre merci vs avez la sécurité de l emploi !!!!!!!!!!!

    1. Le sécurité de l’emploi peut être, mais venez passer une journée dans une structure ou une seule professionnelle doit gérer un groupe de 8 enfants, en suivant le rythme de la crèche et non de l’enfant. Et vous serez heureuse de retourner chez vous a pouvoir prendre le temps de chouchouter vos enfants accueillit.
      Serte vous êtes seul et vous avez une grosse amplitude horaire, mais vous avez tellement de temps et d’amour a donner a ses petits bouts. Avec les années j’ai pu constater que les enfants garder par une assistante maternel et ceux gardé en crèche, n’ont pas du tout le même développement.

      1. Excusez moi mais je ne suis absolument pas d’accord avec ce que vous dites! Etant auxiliaire de puériculture, j’ai travaillé en crèche plusieurs années avant de suivre mon conjoint pour raison professionnelle. Je n’ai malheureusement pas retrouvé de poste en crèche et me suis installée en tant qu’assistante maternelle, et je vous prie de croire que je regrette cruellement mon poste! Je travaille 11h/jour, 5 jour/7, sans pouvoir faire aucune pause de la journée, même déjeuner le midi est un défi! Et malgré tous mes efforts, je n’arrive même pas à un SMIC(alors que j’accueille 4 enfants dont 2 bébés)! J’ai investi beaucoup d’argent (matériel, livres, mobilier, sécurité…), et beaucoup de mon temps personnel pour pouvoir accueillir des enfants à la maison au détriment de mes propres enfants, et je vous assure que le soir je suis extenuée! Bien plus que lorsque je travaillais en crèche où au moins j’avais la sécurité de l’emploi et que j’étais plus reconnue pour mon travail…
        Alors je vous en prie ne mélangez pas tout. Et ne venez pas critiquer un travail que vous ne connaissez pas. Quant au fait de comparer le développment psychomoteur des enfants accueillis en crèche et chez une assistante maternelle, je pense qu’il ne faut pas généraliser le métier d’assistante maternelle et que certaines d’entre nous travaille aussi bien voire mieux que d’autres professionnels de la petite enfance…

      2. J’ ai été assistante maternelle pendant 18 ans, je suis parti travailler en crèche, les enfants sont effectivement différents. Chez l’assistante maternelle ils ont le calme, moins de bruit, et non n’est pas dans la production et la rentabilité.
        On peut respecter les rythmes de l’enfant, ce qui est impossible en crèche.
        Avec 6 enfants pour une personne c’est déjà difficile, mais huit c’est du travail à la chaine et personnellement ce n’est pas comme cela que j’ai appris à travailler, il n’y a plus d’écoute de l’enfant ou très peu.
        Les enfants que nous « gardons » sont les adultes de demain, et la question que je me pose, c’est: Qu’Est-ce que l’on est en train de fabriquer ?

      3. Je suis tout à fait d’accord avec vous … J’ai moi-même travaillé en crèche collective et aujourd’hui je suis assistante maternelle ( en crèche familiale ) … Nous faisons un métier passionnant et dans chaque métier , il y a des avantages et des inconvéniants … Ce n’est pas forcément pire , ce n’est pas forcément mieux … c’est différent avec des difficultés différentes … personnellement , je préfère mon métier actuel car je prend le temps de faire les choses avec les enfants et je peux plus facilement respecter leur rythme … En crèche , le travail est plus stressant par manque de temps car on rentre dans un système de taux de remplissage …moins de personnel et plus d’enfants et donc moins de disponibilité pour chaque enfant … Dans certaines crèches , je dis bien certaines , le travail n’ est pas du tout satisfaisant … on est considérait comme des gardes chiots ! Et on n’a aucune satisfaction professionnelle … juste un mal-être parce qu’on a vraiment l’impression de passer à coté de plein belles choses que l’on pourrait faire avec les enfants ! Et çà ceux sont les hauts responsables qui imposent ces conditions de travail sans tenir compte des enfants et des concéquences sur leur développement … Maintenant que je suis assistante maternelle , je ne ressens plus ce stress qui fini par déteindre sur les enfants et dévellopper chez eux des comportements agressifs … Depuis que j’ai changé de métier , je trouve que les enfants sont plus sereins , moins agressifs et malgrés tout très éveillés …. Avant de travailler auprès des enfants , je pensais que la crèche collective apportait un meilleur éveil à l’enfant … En fait , par expérience , je me suis rendu compte que ce n’était pas forcément vrai surtout lorsque la crèche se transforme en usine à enfants et que çà pouvait faire l’effet inverse ;
        la création d’un mal-être chez l’enfant et non son épanouissement ..
        Maintenant , il est vrai aussi que le métier d’assistante maternelle n’est pas toujours simple :
        10 h d’amplitude horaire par jour … Parfois les journées nous semblent interminables surtout lorsque l’enfant ne va pas bien ! Et face à certaines difficultés rencontrées , on est toute seule à gérer la situation au quotidien … et
        parfois çà peut devenir lourd ! Côté salaire , je n’ai pas à me plaindre …

      4. Pourquoi vouloir comparer deux fonctions similaires je suis auxiliaire de puericulture depuis des années dans structure municipale c’est très difficile vu le nombre d’enfants par personne mais pour rien au monde je n’aurais voulu etre assistante maternelle.
        Alors mesdammes vous avez toute ma consideration.

    2. La sécurité de l’emploi c’est seulement dans la fonction publique. Et au lieu de se tirer dans les pattes, ce serait plus constructif de se soutenir.L’article a un titre très clair. Si l’auteur n’a pas parlé des asst mat c’est peut-être parce que c’est un autre sujet.

      1. Le but de mon message n’était absolument pas de créer un conflit, mais de valoriser ce métier qui est trop souvent rabaissé. J’ai seulement réagi à un message qui m’a blessé professionnellement et personnellement.
        Pour en revenir à l’article, ce sont malheureusement encore les enfants qui subissent les conséquences de lois pondues par des politiciens qui n’ont jamais été sur le terrain… Et ce rythme, en tant que professionnels, nous transforme en robot, plus de temps d’observation, plus ou peu d’individualisation, donc le respect de l’enfant (personnalité, rythme…)s’efface peu à peu…
        Attention, je ne critique en rien les professionnels de la petite enfance (dont je fais partie), au contraire, je sais que beaucoup d’entre nous sont très impliqué(e)s dans leur travail et dans la vie de leur crèche, je critique des lois et un système qui nous forcent à devenir de plus en plus productifs (rapidité et rentabilité), alors que ça ne devrait pas avoir lieu d’être lorsque nous travaillons avec des humains, qui plus est, des petits Hommes « en construction »…

    3. la sécurité de l’emploi !! Non pas toujours surtout pour les animatrices CAP Petite enfance malheureusement j’en ai fait les frais avec ces fameux contrat cae cui. La directrice de la crèche s’est battue bec et ongle pour pouvoir me signer un cdi mais la Direction générale lui a refusé car cela reviens trop cher !!! Et oui grâce à ces fameux contrat il y a de gros allègement de coût pris le salaire est quasi en charge par l’Etat !!! Du coup les filles tournent sans arrêt dans les sections même les parents ont poussé leur coup de gueule … Mais c’est le pot de fer contre le pot de terre…

    4. toutes les personnes qui travaillent en crèche n’ont pas la sécurité de l’emploi et peuvent parfois se sentir seules aussi donc on ferait mieux de se soutenir toutes vu qu’on est quand même un peu dans le même bateaux au lieu de se tirer dans les pates!!!!!

  6. Bonjour,
    je suis educatrice de jeunes enfants, directrice de creche collective.
    Votre article m’interpelle en ce sens qu’il semble généraliser le mal etre, sans aborder la politique petite enfance qui parsème les structures municipales et peuvent, parfois, accompagner les professionnelles avec un reèl soucis de bientraitance pour Tous. C’est le cas, actuellement, dans la commune où je travaille. Evidemment, on entend aussi qu’il y a de la morosité dans les porte-monnaies…mais avec un management de qualité, dans la proximité et l’écoute, avec un personnel en nombre (4 adultes pour 15 enfants et une EJE sur CHAQUE lieu de vie), de qualité et surtout motivé, avec un accompagnement professionnel quotidien et une pédagogie qui a du sens, je vous assure que les professionnelles peuvent etre très dynamiques pour leur avenir et pour les enfants qu’elles accueillent chaque jour. La collaboration avec les familles prend tout son sens, les réunions sont des moments extraordinaires où les neurones de chacunes se mettent en actions…et que de connaissances enfouies, que de savoir faire et de savoir etre à mettre en avant !!!! Alors oui, il y a du boulot. Soyons tous acteurs dans ce travail, coordinateur, directeur et professionnelles de terrain.
    Je suis partante pour animer une conférence sur…le bohneur de travailler dans la petite enfance…car c’est aussi un merveilleux metier, qui demande, comme tous les metiers, d’avoir les moyens de se mettre en oeuvre.

    Le bébé a besoin de vous, vous avez besoin de ses parents…ensemble, il est possible de prendre du plaisir, meme dans les difficultés du quotidien.

    Une directrice, très réaliste sur ce qui fait vraiment défaut.

    1. Un message positif ne peut faire que du bien et nous faire avancer malheureusement toutes les directrices ne sont pas comme vous? Vous ne cherchez pas une auxiliaire de puériculture par hasard? lol!

    2. Vous etes bien loti.Chez nous trois sections : bebe suivant les jours 22 a 24 enfants pour 5 adultes, moyen 22 a 24 pour 5 adultes, grand 22 a 24 enfants pour 4 adulte
      + 1 eje pour toute les sections qui nous decharge quand elle a le temps.+ 2 personne qui remplacent les maladie les conges etc
      Ma fo s’est envolée on essaye de faire au mieux.
      Une aux demotivée par une politique de la petite enfance .

  7. et oui, il faudrait en parler un peu plus de ce mal-être, ou de ces difficultés rencontrées par les professionnelles, cela reste trop méconnu. Car même s’il y a des endroits où les conditions de travail peuvent être bonnes, ce n’est malheureusement pas les plus répandus… Surtout depuis que la tendance actuelle, comme c’est dit dans cet article, est d’offrir toujours plus de places à moindre coût… Et quand on nous dit qu’on peut travailler avec un adulte pour 8 enfants qui marchent et un adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas, c’est faux, ou alors, il faut appeler cela de la garderie et je ne conçois pas ce métier comme ça. On ne doit pas brader l’accueil de la petite enfance! Il s’agit des adultes de demain et non de boîtes de conserves qu’on doit entasser! Pour faire ce métier, de nos jours, il faut vraiment être courageux car énormément d’implication pour si peu de reconnaissance… Je pense qu’il faudrait davantage communiquer sur ce qu’est notre métier, car c’est un métier, afin de ne plus s’entendre dire qu’il s’agit juste de changer des couches ou « amusez-vous bien » et j’en passe… Bien sûr, il y a de beaux moments avec les enfants, avec qui on partage pleins de rires, mais depuis que je fais ce métier, je trouve que ça devient très difficile d’avoir des moments privilégiés avec eux… J’ai beau aimer ce que je fais, je sais que je ne pourrai pas assumer physiquement ce métier jusqu’à la retraite (oups, c’est quoi déjà une retraite?…), surtout dans les conditions de travail que nous connaissons que trop… Alors, s’il vous plaît, parents, pensez au travail formidable des professionnelles, au temps qu’elles passent auprès de vos petits bouts pour qu’ils puissent s’épanouir et n’hésitez pas à nous offrir aussi un sourire reconnaissant ou un merci de temps à autre, ça ne coûte rien et ça fait toute la différence… Une auxiliaire de puériculture.

  8. J étais auxiliaire de puériculture pendant une quinzaine d années puis j ai démissionnée. Aujourd’hui je suis assistante maternelle. Dans les deux cas, il y a des avantages et des inconvénients.
    Assistante maternelle, oui on peut prendre le temps avec les petits contrairement en creche. Ils dorment mieux car moins nombreux, moins de pleurs, de cris… Mais j ai eu un enfant qui pleurait énormément, dormait qu a peine 20 min par jour alors qu il n avait que quelques mois… D ou les pleurs… Que je commençais à avoir du mal à gérer, en creche j aurai passé le relais à une collègue, pour souffler un peu. La impossible ! Ce n est qu un exemple parmi d autres… Ce n est pas non plus toujours facile d être assistante maternelle. Ce n est pas parce qu on les gardes à notre domicile qu on fait ce que l on veut comme certaines le disent ici… Pour avoir vécu les deux situations, je peux vous assurer que l un dans l autre ce n est pas plus facile. Il y a autant de fatigue, on ne peut pas passer le relais, l amplitude horaire est plus longue, on est seule !!! Cette pour ma part c est un choix ( mon conjoint est décédé j ai dû gérer ma fille de 3ans seule. En étant assistante maternelle, cela me laisse la liberté de pouvoir être plus présente auprès de ma fille, d aller la chercher à l école, l emmener à ses activités, ce que je ne pourrais faire si j étais en creche… Car il y a aussi des avantages tout comme en étant en creche ! Sur les deux points les métiers de la petite enfance ne sont pas toujours faciles mais c est tellement enrichissant, de voir ce que nous apportent ces petites bouilles… Il faut toujours garder le positif dans un coin de sa tête pour les jours ou on est en baisse de moral !!!

  9. on ne parle pas de l harcèlement moral que votre chef de service vous fait subir et que l on ne bouge pas car on est que puéricultrice !!!!!!

  10. Qu est ce que vous êtes en train de faire là? Une parti de ping pong? Qu’elles sont les plus malheureuses?Je suis désolé d’être aussi direct mais vous vous entendez ???
    Toutes personnes travaillant auprès d’enfant nous devrions être solidaire et non se tirer dans les pattes.Que nous soyons ass’mat ou agent travaillant en crèche.La réalité est qu’effectivement nous travaillons avec des humains et entre femmes bien souvent. S’est un travaille épuisant aussi bien physiquement que psychologiquement avec des théories et de pratiques divers et variées.Avec des conduites à tenir où pas.Pour ma part qui travaille en crèche mon grand désaroi s’est de rendre des enfants le soir en me demandant s’il a passer une bonne journée , qu’est ce que je vais bien pouvoir faire comme transmision a par dire qu’il a fait caca pipi dormi où pas..Car la surcharge et le manque de moyen est tel que malheureusement nous n’avons pas le tempss de prendre le temps pour jouer ou même observer chaque enfants qui nous sont confiées .Que dans certaines srtuctures il n’y a aucun soutient des directrices.Parfois on se croierait à l’usine mais merde se sont des Humains .Je suis en colère car il me semble que pour une fois qu’il y a un article qui parle de nos conditions de travail nous sommes en train de nous battre pour savoir laquelle de nous souffre le plus!!!Et la souffrance des enfants et de leur parents qu’est ce qu’on en fait? arretons d’être nombriliste où alors unissons nous poour faire avancer les choses.
    Madame Junier je vous remercie pour cet article car la reconnaissance de notre travail elle commence par là…

    1. Je suis AP depuis 18 ans en crèche collectives et je suis sidérée par votre nombrilisme et vos petites réactions mesquines ! seul le dernier commentaire de Krichnel est intéressant , nous avons beaucoup dialogué avec les assmat de la ville et avons bien compris qu’elles souffrent pareillement de difficultés autres peut-être mais liées aussi au quotidien des enfants qu’elles accueillent. Tous nos problèmes sont d’ordre politique, les politiques suivent et anticipent les demandes et les besoins des familles mais hélas ce sont les moyens qui ne suivent pas ! et ça n’est pas prêt de s’arranger ! Alors il faut rester vigilants pour ne pas devenir justement des consignes . Il faut s’unir pour avoir plus de poids et d’arguments pour défendre notre beau métier !

  11. Bonjour à tous et à toutes,

    Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mon article. Mon objectif était de relayer, auprès du grand public – et donc en dehors des murs des crèches – les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les professionnels de crèche.
    Moi-même, je suis psychologue en crèche. Et comme je dis souvent aux équipes j’accompagne : « Je peux vous guider, vous conseiller, vous soutenir dans votre pratique. Mais jamais je ne serai capable de faire votre métier ! ». Car oui, il s’agit d’un métier difficile.

    En revanche, je suis surprise par la tournure de certaines de vos réactions. Je ne voulais en aucun cas susciter un conflit entre vous. Même si cette publication cible davantage les professionnels de crèche collective, il est vrai que nombre de ces difficultés sont également éprouvées par les assistantes maternelles. L’intérêt n’est pas de vous diviser, mais bel et bien de vous UNIR ! Vous avez une mission commune (et quelle belle mission !), celle d’œuvrer auprès des très jeunes enfants. Chaque métier (que l’on exerce en crèche collective ou en tant qu’assistante maternelle) a son lot d’avantages et d’inconvénients.

    Je vous invite très sincèrement à vous montrer solidaires et unies. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons avancer.

    Héloïse Junier, auteur de cet article

  12. s’occuper d’êtres humains.. cela demande des moyens et en tant que EJE -directrice de crèche parentale, je pense que ce sont les politiques qui nous amènent à étouffer et à penser que notre métier n’est pas reconnu. chaque nouveau texte de loi ou directive CAF nous oblige à penser gestionnaire-rendement-taux de remplissage-heures facturées-heures réalisées-planning de présence-nombre de professionnelles-salaires versés-montant de subvention et il est où le mot »enfant »?

  13. Ce document est tellement vrai ! arrêtons de penser que les parents font de leurs mieux quand dans certains cas les enfants si petits soient t’ils parfois nous manquent de respect, nous crachent dessus quand ils sont frustrés et que certains parents considèrent que « ce n’est pas grave…  » car ces enfants sont petits ! nous n’avons pas le droit de les juger mais le constat reste Alarmant concernant l’éducation que ces parents transmettent a leurs enfants ! rétablissons au seins des établissement de la petite enfance le droit a l’autorité pour les professionnel dans la limite biensure du raisonnable ! Arretons de penser que ces touts petits sont vulnérables et qu’ils ne savent pas toujours ce qu’ils font à 2 ans ! Arretons d’assister sans arrêt les parents dans leurs rôle de parents et de minimiser toujours leurs place auprès de leurs enfants ! ils sont principalement responsable !
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  14. Merci beaucoup Héloïse Junier pour cet article qui nous amène a réfléchir sur nos conditions de travail en crèche et à domicile pour l’accueil des enfants et de leurs famille ainsi que sur le manque de valorisation de nos métiers de la petite enfance. nous sommes parfois « prisonnières » de ce système de rentabilité que nous soumettent certaines directions et sommes peu entendu sur nos souffrance physique et psychologique au quotidien. il est donc plus que nécessaire de nous rassembler pour que nos métiers soient reconnus a leurs juste valeurs !
    Cependant je souhaitais réagir par rapport au rôle des parents en ce qui concerne l’éducation et le savoir vivre ensemble que certains et je dis bien certains parents oublie lorsqu’ils nous confient leurs enfants.
    Arrêtons de penser que les parents font de leurs mieux quand dans certains cas les enfants si petits soient t’ils parfois nous manquent de respect, nous crachent dessus quand ils sont frustrés et que certains parents considèrent que « ce n’est pas grave… » car ces enfants sont petits ! nous n’avons pas le droit de les juger mais le constat reste Alarmant concernant l’éducation que ces parents transmettent a leurs enfants ! rétablissons au seins des établissement de la petite enfance le droit a l’autorité pour les professionnel dans la limite biensure du raisonnable ! Arretons de penser que ces touts petits sont vulnérables et qu’ils ne savent pas toujours ce qu’ils font à 2 ans ! Arretons d’assister sans arrêt les parents dans leurs rôle de parents et de minimiser toujours leurs place auprès de leurs enfants ! ils sont principalement responsable des futurs adultes de demain ! nous sommes là pour les guider mais en aucun cas pour élever leurs enfants , ils est plus que temps que les Adultes prennent leurs responsabilités en matière de règles et de limites au seins de leurs foyer familiale afin que ces chérubins arrivent en structures ou chez l’assistante maternelle en ayant les « bases » de respect des autres enfants et des Adultes !
    cela ne résoudra certes pas toutes nos difficultés mais nous aidera tout de même au quotidien dans notre travail auprès des touts petits et pour notre moral en équipe !

    1. Puéricultrice en crèche depuis 38 ans , je lis vos jugements sur les parents avec étonnement : chaque parent fait en effet ce qu’il peut , et je vous trouve bien sévère concernant les comportements  » irrespectueux  » des enfants à votre égard …C’est son métier d’enfant de tester les limites , à vous de le « recadrer  » dans la bienveillance et de lui montrer une autre façon de se comporter …en professionnelle que vous êtes . A partir de là vous pouvez amener votre réflexion dans un contact avec les parents en les respectant , vous verrez ils vous écouteront . Je vous encourage à lire les livres d’Isabelle Filliozat concernant la capacité du tout petit à tolérer les frustrations , ainsi que ses autres ouvrages plein d’enseignement …Pour le reste je suis bien d’accord que c’est un métier épuisant et non reconnu à sa juste valeur auprès des pouvoirs publics !

  15. Bonjour
    Je travaille en centre maternel je suis AP, mon travail est difficile, qui plus est du contexte dans lequel je travaille avec des enfants et des mères en carences. Mais tous les matins j’ai hâté d aller travailler, je me remet chaque jours en question sur mon travail, je fais chaque jours en conséquence de l’enfant, je respecte son rythme, son besoin de câlin, je lui parle, je l’accompagne tout au long de sa journée, Je fais du portage en écharpe, nous ne sommes pas la ( en tout cas pour ma part) pour faire de l’éducation, ils sont la avec leur insouciance et pour jouer. Je m’émerveille lorsqu un bébé se retourne pour la première fois, son bras est resté sous lui, mais de part sa persévérance et sa confiance,il arrive à le débloquer ça c’est ma valorisation, parler a l’enfant mettre des mots pour qu’il s’apaise et le voir se calmer. On a le droit pour les plus grands de donnes des limites Pour sa sécurité et sa sécurité affective mais la vie de l’enfant est faite de frustration est il nécessaire d’en donner d autre? Ne serait ce que le jeu qu’un enfant a pris,alors que l’autre en avait tant envi.. L’attente et la patience qu’on demande pour qu’arrive leur tour pour le repas. Les genoux de l’AP pris alors qu’on avait besoin de réconfort…

    Je lis manque de respect quand les enfants crachent???? Pensez vous que ce n’est pas la une grosse frustration,Un moyen pour lui de se faire comprendre. vous le prenez comme un manque de respect ? Comme ci l’enfant prenait toute la conscience de se que cracher sur quelqu’un veut dire!!! C’est mettre l’enfant a une place d’adulte.

    En effet s’est alarmant !!

  16. J’aimerais bien savoir QUI parmi vous qui « assistent » « impuissantes » au relâchement de l’éducation des parents, qui « subissent » la démission des parents dans leur rôle d’éducateurs, n’a jamais poussé/tapé un autre (enfant ou adulte) lorsqu’il était bébé/enfant? QUI n’a jamais mordu un autre copain? QUI n’a jamais « craché » pour tester ou s’amuser? QUI n’a jamais dit NON NON NON? QUI n’a jamais désobéi à un ordre? Il faut vraiment arrêter de prendre les enfants pour des adultes en miniatures avec un raisonnement et une conscience d’adulte!!!! Et je ne suis franchement pas sûre que leur envoyer comme message inconsciemment ou consciemment que ses parents sont des « mauvais » parents soit une bonne chose!
    Autant je comprends que vos conditions de travail soient difficiles et fatiguantes, autant vos remarques me laissent sincèrement perplexe!

  17. Je suis déçu par l’agressivité de certains commentaires … ce n’est pas sur le fond mais sur la façon dont c’est exprimé … chacun à une part de vérité car tout n’est pas aussi rose ou aussi noir que çà ! Chacun peut s’exprimer mais sachons nous respecter … c’est comme çà que nous pourrons avancer dans notre travail !

  18. C’est sure pour toutes celles qui font ce metier par obligation, malgrés que je pense que ca doit etre un choix!!! arretez de vs plaindre faites votre boulot avec passion et apreciez ce que vs avez!! Pour votre gouverne je suis assistante maternelle je bosse 7/7jous et de 5h a 23h.et depuis 13 ans et je fais ce metier sans me plaindre malgrés toutes ses contraintes mais ça il faut etre une vrai passionnée

    1. Moi aussi je suis assistante maternelle et une passionnée de mon travail mais votre commentaire n’apporte rien de constructif à par juger , critiquer nos collègues … et vous le faites avec agressivité ! Exprimons nos ressentis mais ne critiquons pas ceux des autres …. chacune vie des situations différentes avec des difficultés différentes …. il n’y a pas de comparaisons à faire !

  19. moi meme auxilliaire de puériculture depuis 1976 je vois la dégradation de la bien veillence et de prise en charge des parents auprès de leur enfants ,les echanges avec eux ne sont plus les meme qu’auparavant,moins d’implications ,et d’investisements.
    Nous sommes un moyen de garde mais en amont il faut se poser les bonnes questions que faisont nous avec leurs enfants toutes la journées oui c’est notre travaille ,mais nous faisons pas du « gardiennage ».Les difficultes des situations quotidiennes,la prise en charge,,le bien etre et evolution de leur enfants;les auxilliaires sont en premier lieu face a toutes ses difficultés.
    Les roles de profils de poste sont inversés nous n’avons la plupart du temps pas d’educatrice pour encadrer les équipes ;ses dames sont adjointes a la la directrice auparavant c’était une infirmière qui envisagée de faire sa formation de puéricultrice voila mon coup de gueule
    NE S ETONNONS PAS QUE RIEN NE VA PLUS
    PLUS D ENCADREMENT
    REUNION MOINDRE OU PAS DU TOUT
    SEULE FACE A NOS DIFFICULTES
    JE PENSE QUE LES EDUCATRICES ONT LEUR PLACE AUPRES DES ENFANTS ET DES EQUIPES ET NON DANS UN BUREAU
    SINON AUTANT QU ELLES PASSE UN CONCOURS ADMINISTRATIF

  20. pour dans tout ce qui a était dis en structure peu importe privé au public peu importe aussi le statue de chacun le vrai problème du Métier de la Petite Enfance est ce que nous voulons accueillir des enfants et parents dans de bonne conditions au pas ?
    est ce que nous voulions travailler dans de bonne conditions ?
    est ce que les patrons de c’est structure crée des lieux d’accueils pour du profits au pour les enfants /parents ?
    ou est ce les trois en même temps ?
    mais je conclurée que malheureusement des fois je suis tombé sur des structure rien que pour le profit et rien a foutre des parents et enfants surtout dans le privé
    mais on ma jamais enlever ma passion pour ce métier

  21. il n’y a pas que les EJE qui ont le mal être dans la professions c’est l’ensemble du personnel qualifier ,car ont n’est diriger par des patrons qui malheureusement crée des structures est qui connaisse rien dans le domaine de la petite enfance pour certains
    vous rajouté en plus que d’une PMI a l’autre na pas le même discours elle donne l’agrément dans n’importe situation (j’ai vue et travaillé dans une structure privé dans le 92 du grand n’importe quoi)
    est en plus vous rajouté qu’une directrice a une autre c’est pas pareil elle font en partie ce quel veulent
    je dirait plutôt que sais l’ensemble est ce qui entour qui ne va pas pour certains cas
    car c’est tout un système a revoir

  22. Bonjour,
    j’écris car ma femme qui a travaillé prés de 40 ans dans une crêche d’un hopital est partie en retraite en début de cette année, suite a cela il s’en suivit une grosse déprime qui s’est transformé en une dépression sévére, j’ai tout essayé et rien n’y fait, ele s’enferme de plus en plus dans cette maladie. en voyant votre article, jepense que peut etre son activité lui manque et que cette dépression en est la conséquence. qu’en pensez vous car nous en souffrons tous deux, ainsi que nos enfants qui s’éloignent a cause de cela.. peut elle s’en sortir et comment, Merci.

  23. Je suis ap depuis 15 ans je suis d accord sur la fatigue et le peu de reconnaissances pendant 2 ans j ai travaillé dans une crèche collective très maltraitante avec son personnel nous étions bonne cas changer les couches parole de direction quand nous exprimions notre fatigue les pauvres petites en rigolant je suis parti j ai trouvé un poste fatiguant mais plus paisible ma question une puéricultrice qui s autorise autant de parole dégradante problème de reconnaissance ?

  24. Je suis actuellement en stage dans une crèche et bien que ce ne soit pas comparable avec vos parcours, je peux d’ores et déjà dire que l’ambiance générale est très pesante. J’ai l’impression d’être face à des employés « robots » qui travaillent à la chaîne et qui sont frustrés intérieurement. Pour mes tuteurs, je suis un boulet qu’on met de côté, on n’apprécie pas que je m’occupe des enfants (je suis pourtant majeure même si je garde une certaine distance en vue de mon statut de stagiaire), on me reprend lorsque je console un petit bout qui vient de lui-même dans mes bras. Je ne comprends rien, ces gens ont-ils oublié qu’ils ont été stagiaires un jour, eux-aussi? Je suis entourée de langues de vipères qui n’hésitent pas à se critiquer les unes les autres par derrière puis à se sourire lorsqu’elles se croisent. Et je ne vous parle pas de ce qu’elles disent des parents dans la salle de vie à midi… Je sens le dénigrement à mon égard, j’ai été très mal accueillie dès le départ, les auxiliaires me scrutent sans arrêt d’un air hautain, elles me font comprendre que je dérange leur petit train train malheureux avec mes sourires et ma joie de vivre. Tout ce qui me fait tenir, ce sont les enfants car c’est pour eux que je fais ça, pas pour elles. Mais cette froideur et cette frustration générale se fait de plus en plus sentir, je sais au moins que jamais je ne travaillerai là-bas. Ben entendu, je suis certaine que toutes les crèches ne sont pas comme celle-ci. Mais il est une réalité que c’est le cas dans de très nombreuses crèches.

    J’ai fais des stages en école maternelle et ça n’avait clairement rien à voir. J’étais sur le terrain et je travaillais comme toute atsem (sous les ordres de ma tutrice cela va de soi) mais plus important j’étais entourée d’être HUMAINS avec un coeur. D’accord, nous ne sommes pas les parents des petits mais il faut avouer qu’on s’y attache, non? A la crèche je n’ai même pas le droit de porter un enfant, de le consoler, en gros de lui prêter attention. Alors qu’à l’école, j’étais respectée, comprise, encouragée et tirée vers le haut.

    Bref, qu’on soit stagiaire ou salariée, au final, on est plongée dans cette ambiance malsaine et c’est extrêmement dur à vivre. Tous les matins, j’y vais avec la boule au ventre mais heureusement que je pense aux enfants et ça me réconforte. Puis mon stage se termine dans quelques jours, ça me fera une expérience de plus et je suis certaine que j’en retirerai du positif.

    Bon courage à toutes celles qui sont confrontées à cette souffrance, je vous trouvent courageuses, sincèrement.

  25. Il faudrait aussi parler du mal être des assmats libérales. J’en suis une et je remarque depuis quelques années une dégradation des relations particulier employeur/assmat. En effet, les parents sont devenus terriblement exigeants et toujours à donner des ordres et on doit exécuter, sinon c’est d’office les jérémiades auprès du RAM et/ou la PMI. Je ne comprends plus ce métier où les parents employeurs d’assmat se disent « patron » se donnent des droits de « patron d' »ntreprise » se débarrassent de leur enfant pour aller se balader sur Paris, de même qu’on vous laisse un enfant avec 40 ° de fièvre sans rien vous dire, de même que le particulier employeur veut gérer la journée de l’assmat, de même qu’on a plus le droit à la parole, parfois les relations assmat/PE se résume à une dictature. Et l’enfant quand est-il ? est-il devenu invisible ? ex : un petit qui n’est pas propre, Est-ce à l’assmat de lui apprendre la propreté ? Est-ce aussi à l’assmat de lui apprendre à manger avec des couverts ? Les parents employeurs se déchargent de leur rôle de parents sur l’assmat qui se fait souvent « engueuler » car le petit ne mangent toujours pas avec la fourchette et ne fait toujours pas au pot. Est-ce à l’assmat de faire tous ces apprentissages ? j’ai toujours pensé que les parents commencent à apprendre et l’assmat suit. Où trouver des documents/articles sur les devoirs et devoirs de chacun parents/assmat ? docs détaillés car la CCN ne suffit pas. Les particuliers employeurs d’assmats sont devenus tyranniques et harceleurs. Dans ma ville beaucoup d’assmats préfèrent rester aux assédics même si elle touche une misère, pour elles c’est mieux que de laisser sa santé dans ce métier qui est devenu ingrat tyrannique et pas reconnu et de plus un salaire de misère.
    Nous sommes nombreuses au bout du rouleau

  26. Bonjour,
    je travaille avec les crèches et je suis très admirateur du personnel et des directeurs de crèches.
    Je leurs apporte des solutions pour rendre leurs quotidiens agréables à vivre… peinture / jardinage / installation d’aromates / installation de meubles bref …et quand je suis dans une crèche…. toujours des mots d’encouragement pour l’ensemble du personnel.

    H

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